Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/306

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


troduction, p. 82, que l’expression du v. 8 dépasse le but prochain auquel nous nous sommes arrêtés ici.

Je rapporte il sera sauf, il entrera, il sortira, il trouvera le pâturage, aux brebis, puisque sans cela non seulement se perd le sens de la comparaison, mais celui de l’image de la porte.

Voici comment je comprends : Jésus-Christ se compare à une brebis, en tant qu’homme ; mais en outre, il compare sa conscience divine à la porte. C’est pourquoi, plus loin, il dit : Le larron ne vient que pour dérober, pour tuer et pour détruire ; mais moi je suis venu afin que mes brebis aient la vie, et qu’elles l’aient même avec abondance (Jean, x, 10). Abandonnant la comparaison de la porte, il se compare au pasteur.


EXPLICATION DE LA PARABOLE DU PASTEUR ET DES BREBIS

Ἐγώ εἶμι ὁ ποιμήν ὁ ϰαλός· ὁ ποιμήν ὁ ϰαλός τὴν ψυχήν αὐτοῦ τίθησιν ὑπὲρ τῶν προβάτων,

Ὁ μισθωτὸς δὲ ϰαὶ οὐϰ ὤν ποιμὴν, οὖ οὐϰ εἰσί τὰ πρόβατα ἴδια ; θεωρεῖ τὸν λύϰον ἐρχόμενον ϰαὶ ἀφίησι τά πρόβατα ϰαὶ φεύγει, ϰαὶ ὁ λύϰος ἁρπάζει αὐτά ϰαὶ σϰορπίζει τά πρόβατα.

Ὁ δὲ μισθωτός φεύγει, ὅτι μισθωτός ἐστι, ϰαὶ οὐ μέλει αὐτῷ περὶ τῶν προβάτων.

Ἐγώ εἰμι ὁ ποιμὴν ὁ ϰαλός, ϰαὶ γινώεϰω τὰ ἐμὰ, ϰαὶ γινώσϰομαι ὑπό τῶν ἐμῶν.

Καθώς γινώσϰει μὲ ὁ πατήρ, ϰᾷγώ γινώσϰω τὸν πατέρα, ϰαὶ τὴν φυχήν μου τίθημε ὑπὲρ τῶν προβάτων.