Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/308

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mon Père m’aime, parce que je donne ma vie pour la reprendre. père m’aime, parce que je donne ma vie pour la recevoir de nouveau.
18. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la quitter, et j’ai le pouvoir de la reprendre ; j’ai reçu cet ordre de mon Père. Personne ne me la prend, je la donne volontairement et j’ai le pouvoir de la reprendre. Ce commandement 2), je l’ai reçu de mon Père.

Remarques.

1) Le bon berger, comme le maître lui-même ou le fils du maître.

2) Le commandement du Père consiste à donner la vie de la chair pour la vie en Dieu.


Cette parabole des brebis et du berger qui s’est déjà présentée à Jésus-Christ, quand le peuple lui semblait pareil aux brebis dispersées sans berger, est expliquée maintenant, par Jésus-Christ, à trois points de vue différents :

1) Il dit qu’il a répété plusieurs fois qu’il y a beaucoup de chemins mais toujours une seule entrée. Il dit que la bergerie n’a qu’une porte, et qu’une sortie sur le pâturage, c’est-à-dire pour se nourrir — vivre. De même pour la vie de l’homme, il n’y a qu’une sortie : l’entendement de la vie, c’est-à-dire ce qu’il enseigne. Toute doctrine qui n’est pas basée sur l’entendement de la vie est fausse, et tous le savent, de même que les brebis savent quand un voleur escalade la haie.

2) Il dit qu’il est entré par cette porte et il appelle