Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/309

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les hommes à l’y suivre pour recevoir la vie. Et de même que les brebis suivent le berger, qui entre par la porte et dont elles connaissent la voix, de même les hommes le suivront ; et non seulement ceux auxquels il s’adresse, mais tous les hommes. Si l’on réunit les brebis en un seul troupeau conduit par un seul berger, ainsi sa doctrine réunira tous les hommes.

3) Il dit : Outre que dans la bergerie les brebis reconnaissent distinctement le vrai berger du voleur, dans les prés, au pâturage, le vrai berger se distingue du mercenaire. Ici Jésus-Christ oppose le berger mercenaire au fils de la maison qui paît le troupeau du père. Le mercenaire s’enfuira à l’approche du loup, car il ne se soucie pas des brebis, tandis que le fils de la maison ne s’épargnera pas pour les brebis, parce que les brebis appartiennent à son père. Il n’abandonne pas les brebis parce qu’elles sont ses brebis, et qu’il est leur berger et leur maître. Ainsi la doctrine de Moïse était une doctrine fausse parce que, selon elle, il y avait le vol, le pillage, et des avantages pour ceux qui la propageaient. Selon la doctrine de Jésus, il n’y a ni vol, ni pillage, et non seulement il n’y a pas avantage pour celui qui la propage, au contraire, toute sa doctrine consiste à donner sa vie pour les autres afin de recevoir la vraie vie. C’est en cela que consiste le commandement du Père, qu’il enseigne aux hommes.