Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/337

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Il leur répond : Si même je suis seul à le dire, j’ai raison, car je sais d’où je suis venu et où je vais. Selon ma doctrine, le sens de la vie existe ; selon la vôtre, non. En outre, ce n’est pas moi seul qui enseigne, mais ce que j’enseigne, enseigne mon Père, l’esprit. Vous ne le connaissez pas, et cela même prouve la fausseté de votre doctrine. Vous ne savez pas pourquoi est votre vie et qui est le père de votre vie. Vous ne savez pas d’où vous êtes et où vous allez.

C’est moi qui vous conduis, et vous, au lieu de me suivre, vous demandez qui je suis. C’est pourquoi vous ne pouvez pas arriver au salut et à la vie à laquelle je vous mène. Or vous périrez si vous demeurez dans cette erreur et ne me suivez pas.

Et les Juifs lui demandent : Qui es-tu ? Il répond : Je ne suis pas quelqu’un de particulier ; en tant qu’homme je ne suis rien, mais je suis le principal, je suis la voix et la vérité, je suis l’entendement ; et quand vous ferez de l’esprit du Fils de l’homme votre Dieu, vous saurez qui je suis, car j’agis et parle non d’après moi, comme homme ; mais je dis et enseigne ce que m’a appris le Père.

Seul celui qui obéit à l’entendement, qui accomplit la volonté du Père, peut être enseigné par moi. Pour connaître la vérité il faut faire le bien. Celui qui fait le mal aime les ténèbres et marche dans les ténèbres. Celui qui fait le bien marche vers la