Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/336

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Et plusieurs croyaient en sa doctrine et disaient : Ce qu’il dit est la vérité, et vient de Dieu.

Les autres ne le comprenaient pas et cherchaient toujours, selon les prophéties, les preuves qu’il était l’envoyé de Dieu.

Plusieurs discutent avec lui, mais personne ne peut le vaincre. Les Pharisiens et les savants envoient leurs aides pour discuter avec lui ; mais ceux-ci reviennent et disent : Nous ne pouvons rien contre lui ; jamais aucun homme n’a parlé comme lui. Alors les Pharisiens disent : Cela ne signifie rien qu’on ne puisse le vaincre dans la discussion et que le peuple croie en sa doctrine. Nous autres nous ne croyons pas ; aucun des chefs ne croit ; et le maudit peuple est toujours stupide et ignorant.

Alors Jésus dit aux Pharisiens : Il ne peut exister de preuves de la vérité de ma doctrine, comme il ne peut en exister de la lumière. Ma doctrine c’est la vraie lumière, cette lumière grâce à laquelle les hommes voient ce qui est bien et ce qui est mauvais. C’est pourquoi on ne peut pas prouver ma doctrine, c’est elle qui prouve tout le reste. Celui qui me suivra ne sera pas dans les ténèbres mais il aura la vie en lui. La vie et la lumière, c’est tout un.

Cependant les Pharisiens exigent de lui des preuves de la vérité de sa doctrine et lui objectent : C’est toi seul qui le dis.