Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/403

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7. Et que cet homme, qui est dans sa maison, lui répondît : Ne m’importune pas, ma porte est fermée et mes enfants sont avec moi au lit, je ne saurais me lever pour t’en donner. Le voisin ne dira pas de l’intérieur de sa maison : Ne m’importune pas, ma porte est fermée, mes enfants sont au lit avec moi, je ne puis me lever et te donner du pain.
8. Je vous dis que quand même il ne se lèverait pas pour lui en donner parce qu’il est son ami, il se lèverait à cause de son importunité, et lui en donnerait autant qu’il en aurait besoin. Je pense que si ce n’est par amitié qu’il se lève et lui donne du pain, c’est pour ne pas avoir honte devant lui qu’il s’empressera de lui donner ce qu’il demande.
9. Et moi je vous dis : Demandez et on vous donnera ; cherchez et vous trouverez, heurtez et on vous ouvrira. Et je vous dis : Demandez et on vous donnera ; celui qui cherchera trouvera ; et on ouvrira à celui qui frappera.


LA PARABOLE DU JUGE ET DE LA VEUVE.

Λέγων· ϰρῖτής τις ἦν ἔν τινι πολει τὸν Θεὸν μή φοβουμενος ϰαὶ ἄνθρωπον μὴ ἐντρεπόμενος.

Χήρα δὲ τις ἦν ἐν τῆ πόλει ἐϰείνη· ϰαὶ ἤρχετο πρὸς αὐτὸν, λέγουσα, ἐϰδίϰησὸν με ἀπὸ τοῦ ἀντιδίϰου μου.

Καὶ οὐϰ ἠθελησεν ἐπὶ χρόνον· Μετὰ δὲ ταῦτα εἶπεν ἐν ἑαυτῷ· εἰ ϰαὶ τὸν Θεὸν οὐ φοβοῦμαι ϰαὶ ἄνθρωπον οὐϰ ἐντρέπομαι.

Διά γε τὸ παρέχειν μοι ϰόϰον τὴν χῂραν ταύτην, ἐϰδιϰήσω αὐτήν· ἴνα μὴ εἰς τέλος ἐρχομένη ὑπωπίαζῃ με.

Εἶπε δὲ ὁ ϰύριος· ἀϰούτατε τί ὁ ϰριτὴς τῆς ἀδιϰίας λέγει ;

Ὁ δὲ Θεὸς οὐ μὴ ποιήσει τῂν ἐϰδίϰησιν τῶν ἐϰλεϰτῶν αὐτοῦ τῶν βοώντων πρὸς αὐτὸν ἡμέρας ϰαὶ νυϰτός, ϰαὶ μαϰροθυμῶν ἐπ’ αὐτοῖς ;

Λέγω ὑμῖν, ὅτι ποιήσεν τὴν ἐϰδίϰησιν αὐτῶν ἐν τάχει. Πλὴν ὁ υἱός τὸ ἀνθρώπου ἐλθών ἀρα εὐρήσει τὴν πίστιν ἐπί τῆς γῆς ;