Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/441

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ce temps l’époux arriva. Les vierges sages qui avaient de l’huile entrèrent avec lui et les portes furent fermées. Les vierges n’étaient allées avec leurs lampes que pour rencontrer l’époux, et elles avaient oublié qu’il était précieux non que les lampent brûlent, mais qu’elle brûlent au moment précis. Mais pour brûler au moment précis, elles devaient brûler sans cesse. La vie n’est que pour rehausser le fils de l’homme, et le fils de l’homme est toujours. Il est hors du temps. C’est pourquoi, pour le servir, il faut vivre en dehors du temps, dans le présent seul. Faites donc des efforts, accomplissez des actes pour entrer dans la vie de l’esprit. Si vous ne faites pas d’efforts vous n’entrerez pas.

Vous direz : Nous avons dit ceci et cela ; mais si vous ne faites pas de bons actes, il n’y aura pas la vie entière, car le fils de l’homme a le pouvoir de donner à chacun ce qu’il mérite.

Tous les hommes se divisent selon qu’ils servent ou non le fils de l’homme. Par leurs actes ils se divisent comme le sont, dans un troupeau, les brebis des boucs.

Les uns riront, les autres pleureront. Ceux qui auront servi le fils de Dieu recevront ce qui leur appartient depuis le commencement du monde : la vie, celle qu’ils ont conservée. Et ils ont conservé la vie parce qu’ils ont servi le fils de l’homme. Ils ont nourri un affamé, vêtu un homme nu,