Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/95

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celui qui me mangera vivra par moi. qui me mange ne vivra que par ma volonté.
58. C’est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n’en est pas comme de la manne que vos pères ont mangée, et ils sont morts : celui qui mangera ce pain vivra éternellement. Tel est le pain qui est descendu du ciel. Il n’est pas comme la manne que vos pères ont mangée, et ils sont morts. Celui qui mangera ce pain vivra en dehors du temps 2).

Remarques.

1) Celui qui mange ma chair, ce qui détruit mon corps, qu’est-ce donc ? C’est la source de tout : c’est Dieu. C’est l’entendement, le commencement de tout et moi-même. Je suis en lui et lui en moi.

2) De même que par la volonté de quelqu’un — le Père de la vie (la source de tout, comme il l’appelle), je vis dans la chair, de même par ma volonté, par la volonté de mon entendement cet entendement vivra. Cette pensée est exprimée dans le passage suivant :


Ἀμὴν, ἀμὴν λέγω ὑμῖν, Ἐὰν μὴ ὁ ϰόϰϰος τοῦ σίτου πεσών εἰς τὴν γῆν ἀποθάνη, αὐτός μόνος μένει· ἐὰν δὲ ἀποθανη, πολύν ϰαρπόν φέγει.

Ὁ φιλῶν τὴν ψυχὴν αὐτοῦ ἀπολέσει αὐτὴν. ϰαὶ ὁ μισῶν τήν ψυχήν αὐτοῦ ἐν τῷ κόσμῳ τούτῳ, εἰς ζωὴν αἰώνιον φυλάξει αὐτὴν.


Jean, xii, 24. En vérité, en vérité, je vous le dis : Si le grain de froment ne meurt pas après qu’on l’a jeté dans la terre, il demeure seul ; Vous savez vous-mêmes que si le grain de froment, après qu’il est tombé dans la terre ne meurt pas, il demeure seul ; et que s’il