Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol24.djvu/105

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


le péché, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il vaut mieux pour toi qu’un de tes membres périsse, que si tout ton corps était jeté dans la géhenne (30). Et si ta main droite te fait tomber dans le péché, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il vaut mieux pour toi qu’un de tes membres périsse, que si tout ton corps était jeté dans la géhenne. »

Matthieu, v, 31, 32. « II a été dit aussi : Si quelqu’un répudie sa femme qu’il lui donne la lettre de divorce (Deut., xxiv, 1) (32). Mais moi je vous dis que quiconque répudiera sa femme, si ce n’est pour cause d’adultère, il l’expose à devenir adultère ; et que quiconque se mariera à la femme qui aura été répudiée, commet un adultère. »

Voici quel était pour moi le sens de ces paroles : l’homme ne doit pas admettre, même en pensée, qu’il puisse s’approcher d’une autre femme que celle avec laquelle il s’est une fois uni, et il ne peut jamais plus l’abandonner pour en prendre une autre, comme il est dit dans la loi de Moïse.

Comme dans le premier commandement, qui engage d’étouffer la colère dans son germe et explique ce conseil par la comparaison avec un homme que l’on mène devant les juges, ici Christ déclare que la débauche provient de ce que les femmes et les hommes se considèrent mutuellement comme des instruments de volupté. Pour qu’il n’en soit pas ainsi, il faut écarter tout ce qui peut exciter la volupté. Il faut éviter de donner