Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol24.djvu/107

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Je consulte les commentaires : tous, Jean Chrysostome (p. 365 et suivantes) et les autres, même de savants théologiens exégètes, comme Reuss, reconnaissent que ces paroles signifient que Jésus permet la répudiation en cas d’infidélité de la femme et que dans le chapitre xix, dans l’exhortation du Christ interdisant le divorce, les mots : sauf pour infidélité, signifient la même chose. Je lis et relis le verset 32, il me semble que cela ne peut pas signifier la permission de répudier. Pour contrôler mes doutes, je consulte les contextes et je trouve dans les Évangiles de Matthieu, xix, de Marc, x, de Luc, xvi, et dans la première épître de Paul aux Corinthiens, l’affirmation de la doctrine de l’indissolubilité du mariage sans aucune exception.

Chez Luc, xvi, 18, il est dit : « Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère ; et quiconque épouse celle que son mari a répudiée, commet adultère. »

Chez Marc, x, 4-12, il est dit également sans aucune exception : « Il vous a laissé cette loi par écrit, à cause de la dureté de votre cœur. Mais au commencement de la création, Dieu ne fit qu’un homme et qu’une femme. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme ; et les deux seront une seule chair ; ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme ne sépare donc point ce que Dieu