Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol24.djvu/111

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n’est pour cause d’adultère ? Et avec la faute d’adultère ou sans la faute d’adultère, l’époux, en divorçant, expose. Cette phrase est analogue à celle-ci : Quiconque refuse la nourriture à son fils, si ce n’est la faute de méchanceté, l’expose à devenir cruel. Cette phrase ne peut évidemment pas signifier qu’un père peut refuser la nourriture à son fils si celui-ci est méchant. Le seul sens qu’elle puisse avoir, si elle en a un, c’est qu’un père qui refuse la nourriture à son fils, outre qu’il est méchant envers son fils, l’expose à devenir cruel. De même la phrase évangélique aurait un sens si au lieu de « pour cause d’adultère » se trouvait par libertinage, débauche ou autre chose de semblable n’exprimant point un acte, mais une qualité.

Et je me suis demandé : mais n’a-t-on pas voulu dire ceci, tout simplement, que quiconque répudie sa femme, outre qu’il est lui-même coupable de libertinage (puisqu’un homme ne répudie sa femme que pour en prendre une autre), expose sa femme à commettre adultère ? Si le mot du texte original traduit par adultère peut signifier libertinage, le sens du passage est clair.

Et il arriva ce qui m’était arrivé fréquemment en de semblables cas. Le texte vint confirmer mes suppositions, de sorte qu’il ne pouvait plus y avoir de doutes.

La première chose qui me saute aux yeux à la lecture du texte c’est que le mot πορνεία est traduit