Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol24.djvu/177

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profit de tous, c’est-à-dire quand il vit de la vie du fils de l’homme.

Matthieu, xxv, 14, 16. Un maître laisse à chacun de ses esclaves une partie de son bien et les quitte sans rien leur dire. Sans avoir reçu d’ordres du maître au sujet de ce bien, les uns comprennent que le bien n’est pas à eux, mais au maître, qu’il faut l’augmenter, et ils travaillent pour le maître. Et les esclaves qui ont travaillé au bien du maître deviennent les associés de la vie du maître ; tandis que ceux qui n’ont pas travaillé sont privés de ce qu’ils avaient reçu.

La vie du fils de l’homme est donnée à tous les hommes, sans qu’il leur ait été dit pourquoi elle leur a été donnée. Les uns comprennent que la vie n’est pas leur propriété personnelle, mais un don qui doit servir à vivre de la vie du fils de l’homme, et ils vivent ainsi. D’autres feignent de ne pas comprendre le but de la vie et ne travaillent pas à cette vie commune. Et les hommes qui travaillent à la vie conservent la vie ; ceux qui ne travaillent pas à la vie la perdent. Christ dit (31-46) en quoi consiste le service du fils de l’homme et quelle est la récompense de ce service. Le fils de l’homme parlera, selon l’expression de Christ, comme un roi (34). Il dira : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père, possédez en héritage le royaume qui vous a été préparé dès la création du monde ; car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger : j’ai eu soif