Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol24.djvu/198

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ni pour tous ceux qui se tourmentent avec moi dans cette vie. Je sais que, pour moi comme pour les autres, le salut est dans l’accomplissement des commandements de Christ, qui donnent à toute l’humanité la plus grande somme de biens que je puisse concevoir.

Peu importent les ennuis, les persécutions, la mort, qui m’attendent si je suis la doctrine de Christ. Cela peut paraître effrayant à quiconque ne voit pas le néant et l’absurdité de sa vie personnelle isolée, et qui croit qu’il ne mourra pas. Mais je sais que ma vie, au point de vue de mon bonheur individuel, considéré isolément, est le plus grand non-sens, et que cette existence stupide finira par une mort aussi stupide. Je mourrai comme tout le monde, comme tous ceux qui n’observent pas la doctrine ; mais ma vie et ma mort auront un sens pour moi et pour tous. Ma vie et ma mort auront servi au salut et à la vie de tous, et c’est précisément ce qu’enseignait Christ.