Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol24.djvu/203

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œuvres, lorsqu’il offrit Isaac, son fils, sur un autel ? 22. Ne vois-tu pas que la foi agissait avec les œuvres, et que, par ses œuvres, sa foi fut rendue parfaite 24. Vous voyez donc que l’homme est justifié par les œuvres et non par la foi seulement. 26. Car comme un corps sans âme est mort, de même la foi sans les œuvres est morte. »

Jacques dit que l’unique indice de la foi ce sont les actes qui en découlent, et que par conséquent une foi dont ne découlent pas d’actes consiste uniquement en paroles, avec lesquelles on ne peut ni apaiser la faim de qui que ce soit, ni se justifier, ni se sauver. Et une foi qui n’engendre pas d’actes n’est pas la foi. Ce n’est qu’une disposition à croire à quelque chose, ce n’est qu’une vaine affirmation, sur paroles, que je crois à quelque chose à quoi je ne crois guère en réalité.

La foi, d’après cette définition, c’est le mobile des actions, et les œuvres sont une manifestation de la foi.

Les Juifs disaient à Christ (Jean, vi, 30) : « Quel miracle fais-tu donc, afin que nous le voyions et que nous croyions en toi ? Quelle œuvre fais-tu ? »

On lui disait la même chose quand il était sur la croix :

Marc, xv, 32 : « Qu’il descende maintenant de la croix, afin que nous le voyions, et que nous croyions ! »

Matthieu, xxvii, 42 : « Il a sauvé les autres, et il