Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/196

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XXIV


Il était cinq heures du matin. Vanucha, avec la tige d’une botte, activait le samovar sur le perron de la cabane. Olénine était déjà parti à cheval pour se baigner dans le Terek (récemment il s’était inventé le nouveau plaisir de laver son cheval dans le Terek). La propriétaire était dans sa cuisine, dont la cheminée laissait sortir une fumée épaisse, noire, de feu qu’on allume. La fille, dans l’étable trayait la bufflonne « Elle ne peut se tenir en place, la maudite ! » prononçait sa voix impatiente, puis après s’entendait le bruit régulier de la traite. Sur la rue, près de la maison, on entendit le pas ferme d’un cheval, et Olénine monté sans selle sur son beau cheval gris foncé, pas encore sec et luisant, s’approcha de la porte cochère. La jolie tête de Marianka enveloppée d’un simple châle rouge se montra de l’étable et de nouveau se cacha. Olénine avait une chemise de soie