Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/215

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XXVI


« Oui, pensa Olénine en revenant à la maison, si je lâchais un peu les brides, je pourrais devenir follement amoureux de cette Cosaque ». Il se mit au lit avec cette idée et il pensa que tout cela se dissiperait et qu’il reviendrait à l’ancienne vie. Mais l’ancienne vie ne revint point. Ses relations envers Marianka se modifièrent. Le mur qui les séparait auparavant était détruit. Olénine la saluait maintenant chaque fois qu’il la rencontrait. Quand le propriétaire vint recevoir l’argent de son loyer et reconnut la fortune et la générosité d’Olénine, il l’invita chez eux. La vieille le recevait aimablement, et depuis ce jour, Olénine venait souvent chez le propriétaire dans la soirée et y restait jusqu’à la nuit. Il lui semblait qu’il menait à la stanitza la même vie qu’autrefois, mais, dans son âme, tout était changé.

Il passait la journée dans la forêt, et, à huit