Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/226

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XXVIII


Chez le propriétaire on célébrait les fiançailles. Loukachka était arrivé à la stanitza, mais n’était pas venu chez Olénine, et, bien qu’invité par le khorounjï, Olénine n’assistait pas aux fiançailles. Il était triste comme il ne l’avait pas encore été depuis son installation dans la stanitza. Il avait aperçu Loukachka bien habillé et sa mère qui, tous deux avant le soir, entraient chez le propriétaire et une idée le tourmentait. Pourquoi Loukachka était-il si froid envers lui ?

Olénine s’enferma dans sa cabane et se mit à écrire son journal :

« J’ai beaucoup réfléchi et j’ai beaucoup changé pendant ces temps derniers, » écrivait-il, « et je suis arrivé jusqu’au point qui est marqué dans l’alphabet. Pour être heureux, il faut une chose : aimer, et aimer en se sacrifiant, aimer tous et tout, jeter de tous côtés la toile de l’amour et y prendre