Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/225

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— Oh ! — répondit Nazarka, — je m’en doutais. Tu sais, Iamka m’a dit que le junker va souvent chez eux. L’oncle Erochka s’est vanté d’avoir reçu du junker une carabine contre Marianka.

— Il ment, le diable ! — fit avec colère Loukachka. — Ce n’est pas une fille pareille. Mais quand même je lui frotterai les côtes au vieux diable !

Et il reprit sa chanson favorite :

« Du village d’Ismaïlov,
» Du jardin favori du maître,
» S’est envolé le beau faucon.
» Après lui, vite, courut un jeune chasseur.
» Il invitait le beau faucon à venir sur sa main
droite.
» Le faucon lui répondit :
» Tu ne sus pas me retenir dans la cage dorée.
» Tu n’as pu me tenir sur ta droite.
» Maintenant je m’envolerai par-dessus la mer bleue.
» Je tuerai pour moi le cygne blanc.
» Je me régalerai de la chair douce du cygne. »