Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/265

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



XXXIV


Après avoir écrit cette lettre, très tard dans la soirée, Olénine alla chez son hôte. La vieille était assise sur le banc près du poêle et filait de la soie. Marianka, les cheveux non enveloppés, cousait près de la chandelle. En apercevant Olénine, elle bondit, prit un fichu et s’approcha du poêle.

— Quoi, reste avec nous, Marianka — dit la mère.

— Non, je suis tête nue. — Et elle sauta sur le poêle. Olénine n’apercevait que ses genoux et une de ses jambes gracieusement pendante. Il offrit le thé à la vieille. Celle-ci le régala de lait caillé, qu’elle fît chercher par Marianka. Aussitôt qu’elle eut posé l’assiette sur la table, Marianka regrimpa sur le poêle et Olénine ne sentait que ses yeux.

Ils causèrent du ménage ; la vieille Oulita était enchantée de l’hospitalité. Elle apporta à Olénine du raisin trempé, une galette aux raisins, le