Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/424

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XI


À ce moment, du dehors s’entendit la voix du chef du bataillon. « Avec qui êtes-vous, Nikolaï Fédorovitch ? » Bolkhov me nomma. Aussitôt dans la hutte entrèrent trois officiers : le major Kirsanov, l’aide de camp de son bataillon et le chef de la compagnie Trocenko.

Kirsanov n’était pas de haute taille. Il était gros, avait de petites moustaches noires, des joues rouges, des yeux petits, luisants. Les yeux étaient ce qu’il avait de plus remarquable dans sa physionomie. Quand il riait, il n’en restait que deux petites étoiles humides, et ces étoiles avec les lèvres et le cou tendus prenaient parfois une expression très étrange, insensée.

Au régiment, Kirsanov se tenait et se conduisait mieux que tous les autres. Ses subordonnés ne l’injuriaient pas, et ses chefs le respectaient, bien que l’opinion générale fût qu’il n’était pas du tout