Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/452

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Dans cette nouvelle, certains passages ont un caractère autobiographique et quelques-uns des personnages du récit sont peints d’après nature. La plupart des impressions du personnage principal ont été reçues par l’auteur lui-même, bien que le sujet soit emprunté au récit d’un officier de ses amis. Le valet d’Olénine et le Cosaque Erochka sont des personnages réels, et nous y reviendrons dans la biographie de Tolstoï.

Les Cosaques ont paru en français dans deux éditions :

a) Chez Hachette en un volume qui contient en outre, les Souvenirs de Sébastopol.

b) Chez Flammarion, dans la collection des Auteurs célèbres.

Sur la traduction française des Cosaques nous trouvons quelques lignes très intéressantes dans un livre de M. Halperine-Kaminsky paru récemment et intitulé : Ivan Tourgueneff d’après sa correspondance avec ses amis français. Nous citerons les pages 320 et 321 relatives à la nouvelle Les Cosaques :

« M. Durand-Gréville, dans ses notes qu’il m’a obligeamment communiquées, dit qu’en 1874 il avait écrit à Tolstoï pour lui demander l’autorisation de traduire Les Cosaques sous la direction de Tourgueniev, mais qu’il n’obtint pas de réponse. Plus tard, en 1879, un de ses amis de Saint-Pétersbourg lui adressa une traduction des Cosaques, « mais dans un français un peu exotique ». Il l’a proposé à l’éditeur Plon en lui promettant d’obtenir une préface de Tourgueniev.

En effet, nous lisons, à propos de ce roman, dans une lettre de Tourgueniev à Tolstoï du 9 janvier 1879.

« Il se trouve ici un éditeur qui désirerait publier en volume la traduction parue dans le Journal de Saint-Pétersbourg. Mais comme il sait que cette traduction est faible, il voudrait que l’écrivain français Durand