Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/52

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


mère de Loukachka comprit qu’il serait imprudent de parler davantage ; avec l’allumette elle enflamma le chiffon et dit en se levant :

— N’oublie pas, ma mère, rappelle-toi tes paroles. Je pars, il faut que j’allume, — ajouta-t-elle.

Comme elle traversait la rue, en agitant, au bout de son bras tendu, le chiffon allumé, elle rencontra Mariana qui la salua.

« Une belle fille, une bonne travailleuse, pensa-t-elle en regardant la belle. Pourquoi faut-il qu’elle vieillisse ! Il est temps de la marier dans une bonne famille. Il est temps qu’elle épouse Loukachka. »

Et Oulitka elle aussi a son idée ; elle demeure assise sur le seuil et en s’efforçant de réfléchir elle reste là jusqu’à ce que sa fille l’appelle.