Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/62

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VII


Le soleil était couché, les ombres nocturnes descendaient rapidement du côté de la forêt. Les Cosaques, ayant terminé leur service au cordon, se préparaient à se rendre dans la cabane pour souper. Seul, le vieillard, pour guetter le vautour, tirant par une ficelle la patte de son appât, restait sous le platane. Le vautour était perché sur l’arbre, mais ne descendait pas pour saisir le poulet. Loukachka, sans se hâter, préparait des pièges à faisans et marchait dans le sentier aux faisans en chantant une chanson après l’autre. Malgré sa haute taille et ses longs bras, chaque ouvrage, petit ou grand, paraissait fondre dans les mains de Loukachka.

— Eh ! Louka ! Les Cosaques sont allés souper, — lui parvint non loin de la forêt la voix perçante de Nazarka.