Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/61

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en secouant la tête. — Nous marchions près du fossé, j’entends du bruit et mon fusil est dans l’étui. Ilaska a tiré… Je te montrerai l’endroit, l’oncle, ce n’est pas loin. Attends un peu, moi, mon cher, je connais tous les sentiers. Oncle Mocev ! — ajouta-t-il d’un ton décisif, presque impérieux, en s’adressant à l’ouriadnik — il est temps de remplacer ! — Et prenant son fusil, sans attendre l’ordre, il se mit à descendre du poste d’observation.

— Descends, — fit l’Ouriadnik après un regard circulaire. — Est-ce ton tour, Gourka ? Va ! Il est devenu habile, ton Loukachka, — ajouta-t-il en s’adressant au vieillard. — Il est comme toi, il ne reste pas souvent à la maison ; récemment il en a tué un.