Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol3.djvu/88

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Trois jours après l’événement que nous venons de décrire, deux compagnies d’un régiment d’infanterie du Caucase venaient s’installer à la stanitza Novomlinskaia. Les fourgons chargés des vivres des compagnies étaient déjà dételés sur la place. Les cuisiniers creusaient des trous et de diverses cours apportaient des bûches mal gardées, puis préparaient déjà le gruau. Des caporaux faisaient les comptes avec leurs soldats. Des fourriers enfonçaient des piquets pour attacher les chevaux. Les marqueurs de logements circulaient comme des habitués dans les rues et les ruelles en désignant les logements des officiers et des soldats. Ici se trouvaient les caisses vertes mises en rang, là-bas les chariots d’artel et les chevaux, ailleurs les marmites dans lesquelles on préparait le gruau. Il y avait là le capitaine, le sous-lieutenant et le caporal Onisime Mikhaïlovitch. Et tout cela