Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol5.djvu/138

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VI

Le lendemain était jour férié. Delessov, aussitôt levé, s’était assis dans son salon et, en buvant son café, lisait un livre. Dans la chambre voisine, Albert ne remuait pas encore.

Zakhar ouvrit prudemment la porte et regarda dans la salle à manger.

— Croyez-moi, Dmitri Ivanovitch, il dort sur le divan nu. Il n’a voulu rien mettre en dessous. Je vous le jure. Comme un petit enfant. Vraiment un artiste !

Vers midi, à travers la porte, on entendit du bruit et un toussotement.

Zakhar alla de nouveau dans la salle à manger, et le maître entendit la voix douce de Zakhar, et la voix faible, suppliante d’Albert.

— Eh bien, quoi ? demanda le maître à Zakhar, quand il entra.

— Il s’ennuie, Dmitri Ivanovitch ; il ne veut pas