Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol7.djvu/358

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XII

À la sortie, l’Empereur Frantz ne fixa que le visage du prince André qui était debout à l’endroit désigné, parmi les officiers autrichiens, et le salua de sa tête longue. Mais après la sortie, l’aide de camp de la veille, avec une politesse extrême, transmit à Bolkonskï le désir de l’Empereur de lui donner audience. L’empereur Frantz le reçut debout au milieu du salon. Avant de commencer la conversation, le prince André était frappé de l’air gêné de l’Empereur qui, rougissant, ne savait que dire.

— Dites-moi quand a commencé la bataille ? demanda-t-il hâtivement.

Le prince André répondit. Cette question fut suivie d’autres aussi banales. « Est-ce que Koutouzov se porte bien ? Quand a-t-il quitté Krems ? » etc. L’Empereur parlait d’un tel ton qu’il semblait que son but était seulement de