Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol7.djvu/400

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XVII

Le prince André, à cheval, s’arrêta sur la batterie et regarda la fumée du canon d’où était venu le projectile. Ses yeux parcouraient le vaste horizon. Il ne vit qu’une chose : que les masses de Français tout à l’heure immobiles se mouvaient, et qu’à gauche il y avait en effet une batterie. La fumée n’était pas encore dissipée au-dessus d’elle. Deux cavaliers français, probablement deux aides de camp, galopaient sur la montagne. Du pied de la montagne, sans doute pour augmenter les forces, s’avançait une petite colonne ennemie qu’on distinguait nettement. La fumée du premier coup n’était pas encore dissipée, qu’une autre se montrait et qu’un second coup éclatait. La bataille commençait. Le prince André fit volte-face et partit au galop à Grount, rejoindre le prince Bagration. Derrière lui, il entendait la canonnade qui devenait plus fréquente et plus forte. Les nôtres