Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol7.djvu/53

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vent, la fille perdit son chapeau, et ses longs cheveux se déroulèrent…

Il ne pouvait déjà plus se contenir, et tout en éclatant d’un rire saccadé, il prononça :

— Et tout le monde le sut…

Ce fut la fin de l’anecdote. Bien qu’on ne comprît pas pourquoi il la racontait, et pourquoi il fallait absolument la raconter en russe, cependant Anna Pavlovna et les autres apprécièrent la galanterie mondaine du prince Hippolyte qui terminait si agréablement l’assaut désagréable de M. Pierre. Après ce récit, la conversation se dispersa en petits papotages sur les bals passés et futurs, sur le spectacle, et sur le lieu et le jour d’une prochaine rencontre.