Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol8.djvu/361

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Longtemps après son départ, Pierre, sans se coucher et sans demander des chevaux, en marchant à travers la salle du relais, examinait son passé débauché et se représentait avec enthousiasme son avenir heureux, irréprochable, vertueux, avenir qui lui semblait si facile à réaliser. Il lui semblait qu’il avait été vicieux jusqu’ici seulement parce qu’il avait oublié, par hasard, ce que c’est qu’être vertueux. Dans son âme il ne restait plus trace des doutes anciens. Il croyait fermement en la possibilité de la fraternité des hommes unis afin de se soutenir l’un l’autre dans la voie de la vertu, et c’est ainsi que lui apparaissait la franc-maconnerie.