Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol9.djvu/27

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IV

Le prince André arriva à Pétersbonrg en août 1809. C’était l’apogée de la gloire du jeune Spéransky et le plus haut période des réformes faites par lui. Ce mois d’août, l’empereur, en se promenant en voiture, avait versé. Il s’était blessé à la jambe et restait trois semaines à Péterhoff où il voyait chaque jour et exclusivement Spéransky. À cette époque, outre les deux décrets célèbres qui remuaient toute la société : celui de l’abolition des grades de cour, et celui des examens pour les titres d’assesseurs de collège et de conseillers privés, on préparait aussi une constitution qui devait changer l’organisation actuelle de la justice, de l’administration et des finances russes, depuis le conseil d’empire jusqu’au conseil communal. À cette époque les rêves vagues de libéralisme que nourrissait l’empereur Alexandre en montant sur le