Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol9.djvu/351

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


— Elle est belle ! chuchota-t-il à Natacha.

— Une merveille. Vraiment on en peut devenir amoureux, dit-elle.

À ce moment résonnait le dernier accord de l’ouverture et le chef d’orchestre frappait de sa baguette. Au parterre, les messieurs en retard prenaient leurs places.

Le rideau se leva.

Aussitôt, les loges et le parterre, tout se tut ; tous les messieurs vieux ou jeunes, en uniformes et habits, toutes les dames avec des pierres précieuses sur leurs corps nus, avec une curiosité avide, fixèrent toute leur attention sur la scène. Natacha se mit à regarder.