Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol9.djvu/427

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XX

Pierre ne resta pas à dîner. Il sortit de la chambre et partit. Il courut dans la ville à la recherche d’Anatole Kouraguine. En pensant à lui, tout son sang affluait à son cœur, et il respirait à peine. Aux montagnes, chez les tziganes, chez Komoneno, il n’y était pas. Pierre alla au club. Là, tout marchait de son train ordinaire. Les hôtes venus pour dîner étaient assis en groupes ; ils saluèrent Pierre et causèrent des nouvelles de la ville. Le valet, en le saluant, le prévint, connaissant ses amis et ses habitudes, qu’une place lui était réservée dans la petite salle à manger, que le prince N… était dans la bibliothèque, que T… n’était pas encore venu.

Une des connaissances de Pierre lui demanda entre autres s’il n’avait pas entendu parler de l’enlèvement, par Kouraguine, de mademoiselle