Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol9.djvu/440

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XXII

Le même soir, Pierre alla chez les Rostov pour remplir sa commission. Natacha était au lit, le comte au cercle. Pierre remit les lettres à Sonia, puis alla chez Maria Dmitrievna, qui s’intéressait à savoir comment le prince André avait reçu la nouvelle. Dix minutes après, Sonia entrait chez Maria Dmitrievna.

— Natacha veut absolument voir le comte Pierre Kyrilovitch, dit-elle.

— Mais comment peut-on le conduire chez elle ? Là-bas, chez nous, tout est en désordre, dit Maria Dmitrievna.

— Non, elle s’habille et ira au salon, dit Sonia.

Maria Dmitrievna haussa seulement les épaules.

— Quand la comtesse viendra-t-elle ? Elle me tourmente tout à fait. Prends garde, ne lui dis pas tout, dit-elle à Pierre, je n’ai même pas le courage de la gronder tant elle est malheureuse.