Page:Tolstoï - Œuvres complètes vol1.djvu/144

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XVIII


LE PRINCE IVAN IVANOVITCH


Quand la princesse eut écouté mes vers, et accablé de louanges le poète, grand’mère se radoucit, commença à lui parler en français, cessa de l’appeler vous, ma chère, et l’invita à venir chez nous le soir avec tous ses enfants ; la princesse y consentit, resta encore quelques instants, puis se retira.

Les visites de félicitations furent si nombreuses ce jour-là, que dans la cour, près du perron, le défilé des voitures ne cessa pas de toute la matinée.

— Bonjour, chère cousine, — dit un des visiteurs en entrant dans la chambre et en baisant les mains de grand’mère.

C’était un homme de soixante-dix ans, de haute taille, en uniforme militaire, avec de grosses épau-