Page:Tolstoï - Œuvres complètes vol1.djvu/150

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et que malgré toute sa bonté, son amour pour lui et le désir de cacher sa douleur — je le sais très bien — elle ne peut être heureuse avec lui, et souvenez-vous de ce que je vous dis, si lui me…

Grand’mère couvrit son visage avec le mouchoir.

Eh ! ma bonne amie, — dit le prince d’un ton de reproche, — je vois que vous n’êtes pas du tout sage, vous vous attristez et pleurez toujours pour un chagrin imaginaire ; n’avez-vous pas honte ! Je le connais depuis longtemps, c’est un mari attentif, bon, très gentil et principalement c’est un homme très noble, un parfait honnête homme !

Ayant entendu involontairement une conversation que je ne devais pas entendre, tout ému, sur la pointe des pieds, je sortis de la chambre.