Page:Tolstoï - Œuvres complètes vol1.djvu/151

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XIX


LES IVINE


— Volodia ! Volodia ! Les Ivine ! — criai-je en apercevant par la fenêtre trois jeunes garçons en paletots bleus à cols de castor, qui, suivis d’un jeune et élégant gouverneur, traversaient le trottoir opposé à notre maison.

Les Ivine, nos parents, étaient presque du même âge que nous. Peu après notre arrivée à Moscou nous avions fait leur connaissance et nous étions très liés.

Le second des Ivine — Serioja — était brun, avec des cheveux bouclés, un nez petit, retroussé et ferme, des lèvres rouge vif qui couvraient rarement la rangée supérieure des dents blanches, un peu proéminentes, de beaux yeux bleu foncé, et une expression très hardie. Il ne souriait jamais : ou il était tout à fait sérieux, ou il riait de tout