Page:Tolstoï - Œuvres complètes vol1.djvu/341

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souvent je me croyais un grand homme qui découvre, pour le bonheur de toute l’humanité, une nouvelle vérité et avec la conscience fière de ma dignité, je regardais les autres mortels ; mais, chose étrange, quand je me heurtais à ces mortels, je tremblais devant chacun, et plus je m’élevais dans ma propre opinion, moins j’étais capable avec les autres, non seulement de montrer la conscience de ma propre dignité, mais je ne pouvais même m’habituer à ne pas avoir honte au mot le plus simple, au moindre mouvement.