Page:Tolstoï - Œuvres complètes vol1.djvu/342

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XX

VOLODIA


Oui, plus j’avance dans la description de cette époque de ma vie, plus elle devient lourde et difficile pour moi. Rarement, rarement, parmi les souvenirs de cette époque, je trouve des heures du sentiment sincère, ardent, qui éclairait si brillamment et sans cesse le commencement de ma vie. Involontairement, j’ai le désir de franchir au plus vite le désert de l’adolescence et d’atteindre ce moment heureux, où de nouveau, le sentiment vraiment tendre et noble de l’amitié éclaira d’une pure lumière la fin de cette période et le commencement de la nouvelle période, pleine de charme et de poésie, celle de la jeunesse.

Je ne suivrai pas heure par heure mes souvenirs, mais je jetterai un rapide coup d’œil sur les principaux d’entre eux, depuis le moment où je