Page:Tolstoï - Œuvres complètes vol27.djvu/136

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m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s’ils ont observé ma parole, ils observeront aussi la vôtre. (Jean, xv, 19-20.)

Tout s’est réalisé comme le prédisait Jésus. Le monde le haïssait et cherchait à le perdre. Les pharisiens, les sadducéens, les scribes, les hérodiens lui reprochaient d’être l’ennemi de César, de défendre le paiement des impôts, de troubler, de dépraver le peuple, d’être un malfaiteur, de se proclamer roi, et ainsi d’être l’ennemi de César.

Depuis ce moment, Pilate cherchait à le délivrer, mais les Juifs criaient : Si tu délivres cet homme tu n’es pas ami de César, car quiconque se fait roi se déclare contre César. (Jean, xix, 12.)

C’est pourquoi, l’observant de près, ils envoyèrent des gens apostés, qui contrefaisaient les gens de bien pour le surprendre dans ses paroles, afin de le livrer au magistrat et au pouvoir du gouverneur.

Ces gens lui firent donc cette question : Maître ! nous savons que tu parles et que tu enseignes avec droiture, et que, sans acception de personnes, tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité.

Nous est-il permis de payer le tribut à César ou non ? Mais Jésus, voyant leur artifice, leur dit : Pourquoi voulez-vous me surprendre ?

Montrez-moi un denier. De qui a-t-il l’image et l’inscription ? Ils répondirent : De César.

Et il leur dit : Rendez donc à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu. (Luc., xx, 20-25.)

Alors ils furent étonnés de sa réponse et se turent. Ils attendaient de lui qu’il dise ou bien que c’est permis et qu’il faut payer le tribut à César, ce