Page:Tolstoï - Contes et fables, 1888.djvu/30

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Un riche moujik, apprenant que le barine avait donné de l’argent et du pain à un moujik pour une oie, fit rôtir cinq oies et les porta au barine.

Le barine dit :

— Merci pour les oies ! mais je suis bien embarrassé, car avec ma femme et mes enfants, nous sommes six ; comment partager ces cinq oies entre nous ?

Le riche moujik réfléchissait et ne pouvait rien trouver.

Le barine envoya chercher le pauvre moujik, et lui ordonna de faire le partage.

Le pauvre moujik prit une oie pour le barine et la barinia, et dit :

— Vous voilà trois ensemble avec cette oie.

Il en donna une autre aux fils, et leur dit :

— Vous serez trois avec cette oie.