Page:Tolstoï - Contes et fables, 1888.djvu/60

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Un grelot était attaché au cou du bouc.

Trois voleurs aperçurent le moujik ; l’un d’eux dit :

— Je vais lui voler son bouc, et il ne s’en apercevra même pas.

Un autre voleur dit :

— Moi, après, je lui volerai son âne.

— Ce n’est pas difficile non plus, dit le troisième voleur ; quant à moi, je lui volerai tous ses vêtements.

Le premier voleur s’approcha furtivement du bouc, lui ôta son grelot, qu’il attacha à la queue de l’âne, et emmena le bouc.

Au détour de la route, le moujik se retourna, et, n’apercevant plus le bouc, se mit à sa recherche.

Alors, le second voleur aborda le moujik et lui demanda ce qu’il cherchait. Le