Page:Tolstoï - L’Esprit chrétien et le patriotisme.djvu/176

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« Qu’y a-t-il donc là de si grave à crier : Vive la France ! — ou bien : « Hourra ! à un empereur, à un roi ou à quelque vainqueur ? » — Ou bien : « Qu’y a-t-il de si grave à écrire un article pour défendre l’alliance franco-russe, ou une guerre de tarifs, ou pour blâmer les Allemands, les Russes ou les Anglais ? » — Ou bien : « Qu’y a-t-il donc de si grave à se mêler à une fête patriotique, à porter des toasts et à prononcer des paroles flatteuses à l’adresse de gens qu’on n’aime pas et avec lesquels on n’a rien à faire ? » — Ou même : « Qu’y a-t-il de si grave à déclarer en conversation que les traités et les alliances sont utiles et bienfaisants, ou bien à se taire lorsqu’en votre présence on porte aux nues un peuple et un Gouvernement, tandis