Page:Tony Moilin - Paris en l'an 2000 - Librairie Renaissance et l'auteur - 1869.djvu/165

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le traiter comme un enfant, mais à le considérer comme un adulte plein de raison et connaissant tous ses devoirs.

Ensuite, si c’est un garçon, on lui donne une carte d’électeur qui lui confère le droit de voter et de participer au gouvernement du pays ; si c’est une fille, on lui remet également au nom de l’État les attributs du pouvoir exercé par son sexe. Ce sont des bijoux, tels que bagues, bracelets, boucles d’oreilles, etc. Enfin, les uns et les autres reçoivent une concession dans le cimetière socialiste, et, ce qui est beaucoup moins lugubre, une invitation pour le prochain bal donné par la Ville, bal où ils feront ce qu’on appelle leur entrée dans le monde.

La cérémonie est alors terminée, et le jeune majeur accompagné de ses parents et de ses camarades, retourne à son logis, puis on finit gaîment la journée en dînant ensemble et en causant du bal où le nouveau citoyen fera bientôt son premier acte de majorité, et dansera publiquement dans les salons de la Nation.







§ 3.
Mariage.



Les mariages socialistes se célèbrent au Tem-