Page:Toulmouche - Histoire archéologique de l'époque gallo-romaine de la ville de Rennes.djvu/274

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rigeait vers le Conquet ou Gceioeribale, en sopposant que cette deniiëre TÏHe eût occupé ce point, qui aurait été réellement, dans la manière de TOir de M. Bizeol, la continuation de la voie de Condate i Carhaix. Cette dernière Toie sortait de l’oppidum par la porte Hordelaise ( 1 de la pl. XIV).

Vote de Candato à DartorlfiiiDi [Vàhsis).

Une neuvième voie (9 de la pl. XVI) partait de Rennes, pour se rendre à Dariorigum (I) et en sortait par la porte Hordelaise. Elle derait passer par les landes d’Apigné, oii l’on trouve, en effet, des fragmene de briques, des terres charbonneuses et des pierres qui ne ressemblent point à celles que fournit le sous-sol et qu’on découvre notamment près de la ferme de la Jouardière (Nouveau Dictionnaire d’Ogée. t. I, page i99) ; easuite traverser les communes de Moigné et de Chavague, passer le Meu, entrer dans celle de Bréal où l’on rencontre sans cesse des briques romaines, oii cette voie a conservé dans le pays le nom de Chemin Ferri. et on, en outre, on vient de trouver, à la Bouexière, à 2 kilomètres & l’Ouest du bourg, de nombreux débris de briques plates et i crochets, de poteries romaines, et parmi quelques pièces, un Probus (P. B.) ; enfin, sur le haut d’une colline voisine, à deux pieds de profon~ deur seulement, la base de murs ou de constructions en ayant encore deux d’élévation, et revêtus en dedans d’un enduit blanc sur lequel on voyait encore peintes des lignes rouges, tandis que le sol était un béton très-lisse. J’^onlerai, qu’entre la même localité et Chavagne, on rencontre également des briques et des pierres paraissant avoir subies l’action du feu, et que dans cette dernière, en démolissant, dans le pâtis de Cicé, lande à 60 pas du bord de la Vilaine, une motte circonscrite par un vaste fossé circulaire, et, dans une partie de sa base, par un ruisseau, offrant i son sonmiet un espace parallélogranunatique, et qui était, en outre, entourée au delà de son premier fossé par un second large de 5 ï 6 pieds, dont les talus n’ofiraient aucunes traces d’arbres ou de racines indiquant qu’ils eussent été ceux d’un enclos moderne, et formaient les trois côtés d’un

(1) L’évécbé de Vannes, fondé 1 la fin du it* aiède, a contenu d’abord tout le territoire de la nation des VtnHn.