Page:Trevoux - Dictionnaire, 1732, T01, A.djvu/4

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EPISTRE


d'honneur, qu'elle est plus éclairée, & il y a lieu de juger qu'elle sera d'autant plus constante, qu'elle n'est point dans Votre Altesse Serenissime l'effet de la prévention ou du caprice ; mais le fruit d'un discernement délicat, & de ce goût exquis que vous avez reçû de la nature pour toutes choses, & en particulier pour les belles Lettres.

Ce doit être pour moi,Monseigneur, un nouveau motif de redoubler mon application, & mes soins, à seconder vos intentions de ce côté-là, autant que j'en suis capable. Je crois ne pouvoir mieux répondre à l'honneur que m'a fait Vostre Altesse Serenissime, lorsqu'elle m'a chargé de la direction de son Imprimerie, qu'en m'efforçant de la rendre la plus utile au Public qu'il se pourra faire, par des Ouvrages savans & dignes de la curiosité de ceux qui ont du goût pour les sciences. J'ose esperer, Monseigneur, que la troisiéme, Edition de l'Ouvrage que je prens la liberté de vous presenter, n'aura pas un sort moins favorable que les deux premieres. Et ce qui en augmenbte encore le mrite, on y a joint, conformément à l'intention de Vostre Altesse Serenissime, un Nouveau Dictionnaire Latin & François qui répond entierement au Dictionnaire François et Latin ; et on n'a rien épargné pour donner à cet Ouvrage toute la perfection possible, & pour