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groupes d’artistes et, à chacune de ses représentations, elle a fait les délices des amis des lettres.

Plus tard, M. Tsoubooutchi a fondé à ses frais une école dramatique et a fait jouer à plusieurs reprises, par son personnel enseignant et par ses élèves, des chefs-d’œuvre d’Europe et des pièces japonaises.

L’influence qu’il a ainsi exercée sur la réforme théâtrale, ou plutôt ses efforts persévérants pour cette réforme, continuent encore aujourd’hui, et le plus bel avenir est promis à son œuvre couronnée d’un résultat de jour en jour plus florissant.

M. Tsoubooutchi, qui a dépassé à peine la cinquantaine et qui, par son énergie, défie presque la jeunesse, nous promet encore maints autres chefs-d’œuvre.

Mais, de toutes ses productions déjà publiées, la nouvelle pièce, Ourashima, est l’une de celles qui, de l’avis unanime, sont considérées plus particulièrement comme des chefs-d’œuvre.

Nous ressentons un vif plaisir à voir cette pièce présentée au public français grâce à une traduction élégante et fidèle de M. Yoshiyé, professeur à l’Université libre de Waseda.

S. D.