Page:Tsubouchi - Ourashima.djvu/89

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le chant (pour tout le monde)

Il est fou, il est fou !

(La musique devient de plus en plus sonore. Les exclamations « Oh ! le pauvre homme » et « Il est fou » s’entre-croisent. Ourashima jette à terre sa canne à pêche, déchire ses manches et, serrant précieusement sa boîte, court, égaré, de tous côtés. Les enfants et les paysans le poursuivent et le chassent à gauche de la scène. Tous sortent avec lui. Les jeunes filles et les femmes seules restent. Guidées par les nouveaux mariés, les femmes et les jeunes filles se mettent à, chanter, le regard tourné vers la place qu’Ourashima vient de quitter.)

le chant (l’air de Nagaouta, pour tous)

Oh ! pauvre voyageur ! C’est un oiseau solitaire revenu à son ancien nid, mais ses pattes sont brisées et ses ailes déchirées.


le chant (pour le jeune mari)

  Ne pouvant retrouver ses parents,
  Il pousse un cri déchirant.
  La folie viendra pour lui !
  Oh ! pauvre voyageur !


le chant (pour tous)

  Nous le suivrons maintenant.
  Nous le suivrons pour le sauver.


(Le jeune mari et la jeune femme font quelques gestes et se disposent à partir.)
(Le rideau se baisse lentement. On n’entend plus que le bruit des vagues et du vent.)