Page:Twain - Un pari de milliardaires, et autres nouvelles.djvu/162

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vane, là-bas à l’hôtel ; j’en conclus que je ferais tout aussi blende rester là où je me trouvais pour le moment.

Je disparu de la circulation jusqu’à quatre heures de l’après-midi, pour laisser le vent tomber, et alors je me dirigeai vers la gare, juste à temps pour prendre l’express de trois heures pour Zurich ; je devais retrouver toute la bande, désormais pilotée par Ludi, qui eut bien aussi quelque peine à se débrouiller dans tout cet imbroglio. Vous reconnaissez que j’avais travaillé comme un nègre pendant l’exercice de mes fonctions ; j’avais fait de mon mieux, n’est-ce pas ? Croyez-vous que tous ces gens m’en aient su gré ? Non ! Ils ne se souvinrent, pour me les reprocher, que des imperfections de mon administration, et oublièrent toute la peine que je m’étais donnée pour mener ma mission à bonne fin. Ils me rabâchaient toujours les mêmes reproches et faisaient des gorges chaudes à l’infini sur cette malheureuse « gaffe » que j’avais commise. Ils ne considéraient qu’une chose : c’est qu’après m’être improvisé leur courrier à Genève, qu’après avoir remué ciel et terre, et m’être donné plus de mal qu’il n’en fallait pour conduire tout un cirque jusqu’à Jérusalem, je n’étais pas même arrivé à faire sortir six personnes des murs de la ville.