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don à la bibliothèque qui est ma chose, (grâce à l’impéritie des membres d’une Commission dont les connaissances bibliographiques sont complètement nulles, fussent-ils bacheliers, licenciés, et même docteurs) cela me suffit pour faire revivre son nom un peu oublié dans la mémoire de ses compatriotes. Quant au reste il m’importe peu. »

Ce que nous avançons est si vrai, c’est qu’il est à notre connaissance que plusieurs personnes lui ont offert en communication des lettres aussi intéressantes que curieuses qu’il a refusées avec dédain sous le prétexte qu’elles n’entraient pas dans le plan qu’il s’était tracé.

Parmi les lettres qui figurent dans cette correspondance monotone, il s’en trouve une qui a pour nous une importance capitale et qui cache un secret qui n’a pas encore été révélé, c’est celle dans laquelle elle raconte à son frère Félix la mort de l’enfant qu’elle eut avant son mariage.

Tous les biographes de Marceline Desbordes, entre autres, M. Lacaussade, le dernier et le mieux renseigné de tous, se taisent sur le nom du père de cet enfant qu’elle appelle Olivier dans ses poésies. M. Rivière dans la notice qu’il lui consacrée n’en sait pas plus que son prédécesseur qu’il a copié. Serions-nous plus heureux ? Aux lecteurs d’en juger.